Qualité de l'Air Intérieur: effets sur la santé et la productivité des individus

L'air intérieur est plus pollué que l'air extérieur

On parle beaucoup de la pollution de l'air extérieur, mais en définitive on passe beaucoup plus de temps dans l'air intérieur. Nous vivons en moyenne 90% du temps dans des espaces fermés (bureaux, ateliers, logements, écoles, espaces de sports et de loisirs, ...).

La pollution de l'air intérieur a des effets sur la santé: somnolence, maux de tête. Certaines personnes peuvent aussi développer des pathologies comme les allergies respiratoires.
La pollution de l'air intérieur peut réduire directement les capacités d'une personne à effectuer des tâches spécifiques nécessitant de la concentration mentale (raisonnement et mémorisation).
La Qualité de l'air intérieur (QAI) affecte aussi les performances des individus et notamment leur capacité à apprendre. Au Pays-Bas, le Ministère de l'Intérieur a commandé une étude auprès de TNO (Innovation for Life). Une corrélation très forte a été établie entre le taux de ventilation et le rendement scolaire. Les élèves commettent davantage d'erreurs aux tests quand l'air frais manque.

Parmi les résultats des études réalisées par l'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur (OQAI) en France (Qualité d'air intérieur, qualité de vie. 10 ans de recherche pour mieux respirer, Editions CSTB, août 2011), nous retenons des éléments majeurs:

L'air intérieur est plus pollué que l'air extérieur et les polluants de l'air en milieu clos ont des enjeux sanitaires importants. Le problème s'est aggravé car les bâtiments d'aujourd'hui sont moins perméables à l'air (isolation thermique) et le taux de renouvellement de l'air est réduit.

Les nouveaux matériaux de construction, les éléments de décoration et le mobilier apportent de nouvelles sources de pollutions multiples (chimiques, physiques et micro-biologiques).

L'OQAI a détecté dans les habitations, bureaux et écoles plus de 1000 agents toxiques. Cependant le renouvellement de l'air, par ventilation naturelle ou mécanique est encore la meilleure réponse pour garantir une bonne QAI. A cet égard, le taux de dioxyde de carbone est le meilleur indice du renouvellement de l'air. L'apport d'air frais a aussi tendance à diluer les autres polluants de l'air.

Aérer les locaux de vie est une nécessité sanitaire, principalement pour les populations à risques (jeunes enfants, personnes âgées et personnes hospitalisées). Pourtant, on ne ressent pas toujours le besoin de ventiler; une surveillance électronique des locaux de vie (comme celle des testeurs Climi) est nécessaire pour alerter les occupants ou pour activer une ventilation mécanique.